« Comment vas-tu ? » « Débordé, mais ça va. » Cette réponse est devenue si automatique qu’on ne la remarque même plus. Être occupé est devenu, sans qu’on l’ait choisi, une preuve implicite de valeur.
L’agenda plein comme statut social
Un agenda saturé est aujourd’hui souvent perçu comme un signe de réussite, d’importance, d’indispensabilité. Pourtant, cette saturation ne dit rien de la qualité de ce qui la remplit — elle dit seulement qu’il n’y a plus d’espace.
Ce que le vide permettrait
Un agenda sans aucun espace ne laisse aucune place à l’imprévu, à la rencontre, ni même à la digestion de ce qui vient d’être vécu.
Reprendre la main sur son temps
- Bloquer une plage vide dans son agenda, comme on bloquerait un rendez-vous important.
- Remarquer la fierté ou l’anxiété ressentie à l’idée d’un agenda léger.
- Distinguer occupation choisie et occupation subie.
- Dire non à une sollicitation sans se justifier longuement.
Ce que cela change
Un agenda moins saturé n’est pas un agenda vide de sens — c’est un agenda qui laisse la place à ce qui compte vraiment de se déployer.
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