Nous avons, presque tous, perdu l’habitude de nous ennuyer. Le moindre temps mort est aujourd’hui comblé par un écran, une notification, un contenu à portée de main.
L’ennui comme signal, pas comme problème
L’ennui n’est pas un dysfonctionnement à corriger immédiatement. C’est un signal — celui d’un esprit qui n’a rien à traiter dans l’instant, et qui pourrait, s’il en avait le temps, se tourner vers l’intérieur.
Ce que la fuite systématique nous coûte
En comblant chaque instant d’ennui par une distraction, on empêche l’esprit de développer sa propre créativité, ses propres associations d’idées. Certaines des meilleures idées naissent précisément dans ces moments vides qu’on s’empresse d’habitude à combler.
Laisser l’ennui exister
- Résister à l’envie de sortir son téléphone dès qu’un temps mort apparaît.
- Observer ce qui se passe dans les premières minutes d’ennui, sans le fuir.
- Laisser l’esprit vagabonder sans direction précise.
- Remarquer ce qui émerge une fois l’inconfort initial passé.
Un espace fertile, pas une punition
Retrouver la capacité à s’ennuyer, c’est retrouver un espace intérieur que la distraction permanente avait fini par recouvrir entièrement.
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